
Un bon état corporel en début de mise à la reproduction améliore significativement la prolificité des brebis mises à la lutte naturelle d'automne, qu'elles soient jeunes ou adultes. Le maintien de ce bon état corporel durant la lutte est également déterminant.
L’état corporel des brebis à la mise en lutte a une influence sur leur taux de prolificité. En lutte naturelle d’automne, l’écart est de l’ordre de 20 % entre des brebis assez maigres (note d’état corporel de 2 sur une échelle de 0 à 5) et des brebis en bon état (note de 3)¹. Cet écart est déjà marqué chez les brebis qui sont gestantes dès le premier cycle de lutte. Ces dernières sont d’ailleurs plus prolifiques que les femelles qui ne sont fécondées que sur le second cycle de lutte avec un écart de 10 %. Par ailleurs, le taux de prolificité des brebis en bon état est inchangé si ces dernières maintiennent leur état corporel ou bien l’augmentent au cours de la lutte. En revanche, les femelles qui maigrissent au cours de cette période affichent un nombre d’agneaux nés inférieur de 20 %. Pour en savoir plus, une fiche technique est disponible sur ciirpo.idele.fr : « Effets de l’état corporel des brebis à la lutte sur la prolificité en lutte naturelle d’automne ».
¹ étude réalisée au CIIRPO, sur le site d’innovation et de recherche du Mourier