Le système des Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) évolue en 2026. La durée d'engagement a été réduite à 3 ans et le cahier des charges, adapté pour certaines. C'est le cas, notamment pour la MAEC « Zones intermédiaires ». Suivez le guide...
Sur les Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) il importe d'être en veille permanente parce que ces systèmes d'aides font régulièrement l'objet d'adaptations et d'évolutions… dans la perspective de la prochaine PAC : réduction de la durée d’engagement de 5 à 3 ans, suppression de certaines MAEC. Les MAEC Systèmes « Zones intermédiaires » et « Autonomie fourragère » évoluent. En revanche, rien ne bouge sur la mesure « Systèmes herbagers et pastoraux ».
Sur la MAEC « Zones intermédiaires »
Son plafond passe de 12 000 euros/exploitation/an (transparence Gaec) à 20 000 euros.
Des choses changent au niveau de la rotation : auparavant elle devait se faire avec une culture d'hiver, une de printemps et une à Bas niveau d'intrants (BNI) sur une période de 5 ans. A présent, cette rotation sur trois cultures doit s'accomplir sur 3 ans, durée de l'engagement, ce qui peut rendre beaucoup plus complexe l'atteinte des objectifs pour les exploitations en agriculture conventionnelle (pourcentage BNI plus important).
Il n'y a plus d'obligation d'avoir des haies mais l'implantation de jachères mellifères est toujours de rigueur à partir de la deuxième campagne.
Sur la MAEC « Autonomie fourragère ».
En Côte-d'Or cette MAEC est désormais ouverte aux agriculteurs éleveurs bio. C'est toujours le cas pour les départements de la Haute-Saône, de la Nièvre et de l'Yonne. La seule contrainte pour les bio est d'entrer dans le cadre des pourcentages d'herbe réclamés pour cette MAEC, à savoir, à partir de la 3è année d'engagement :
- un minimum de 40 % de surface en herbe et un maximum de surface de maïs ensilage sur la surface fourragère de 10 %
- un minimum de 50 % de surface en herbe et un maximum de surface de maïs ensilage sur la surface fourragère de 5 %, ainsi qu'un minimum de surfaces en prairies permanentes de 20 % dès la première année d'engagement.
- un minimum de 60 % de surface en herbe et pas de surface de maïs ensilage sur la surface fourragère, mais un minimum de surfaces en prairies permanentes de 20 % dès la première année d'engagement.
Pour les autres exploitants en agriculture conventionnelle des réductions d'Indicateur de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT) sont toujours exigées.
L’appel à projet 2026 se solde par l’addition de sept nouveaux territoires éligibles au niveau de la grande région, dont deux en Haute-Saône : les prés-vergers de Fougerolles et le Plateau du Sabot de Frotey. 22 anciens territoires sont renouvelés (dont Champlitte, mais aussi l’adaptation des filières d’élevage de qualité de Haute-Saône aux nouveaux enjeux climat et autonomie fourragère).
Pour vous engager dans ces MAEC, contactez, le plus tôt possible, et avant le 15 mai le conseiller dont les coordonnées figurent au bas de cet article afin de connaître toutes les spécificités de cet engagement (territoires éligibles, critères de priorisation...) et pour réaliser le diagnostic qui est à faire. A noter : ces MAEC ne sont pas cumulables avec les aides à la conversion bio.
Contacts utiles : Chambre d'agriculture de Haute-Saône Pierrick Tarin : 06.07.11.66.38 – pierric.tarin@haute-saone.chambagri.fr




