Face à la flambée des prix de l’énergie et des intrants provoquée par la guerre au Proche-Orient, le Gouvernement a activé plusieurs dispositifs de soutien à destination des exploitations agricoles. Remboursement partiel du GNR, reports de cotisations sociales, prises en charge exceptionnelles par la MSA ou encore prêts de trésorerie : tour d’horizon des principales mesures accessibles en Haute-Saône.
La première mesure concerne le gazole non routier (GNR), dont le prix a fortement augmenté ces dernières semaines. Pour le mois d’avril 2026, l’État prend en charge l’intégralité du droit d’accise appliqué au GNR agricole, soit 3,86 centimes par litre. Cette aide prendra la forme d’un remboursement sur facture, à demander via le guichet dématérialisé « Dématic » à partir du 1er mai et jusqu’au 31 juillet 2026. Sont concernés les exploitants agricoles, Cuma et entreprises de travaux agricoles et forestiers bénéficiant déjà du tarif réduit sur le GNR.
Pour le mois de mai, le dispositif est renforcé avec un remboursement total de 15 centimes par litre de GNR consommé pour les travaux agricoles et forestiers. Là encore, l’aide sera versée sur présentation des factures via une demande dématérialisée à effectuer avant fin juillet.
Report de cotisations MSA jusqu’à 6 mois
En parallèle, la Mutualité sociale agricole ouvre plusieurs possibilités de soutien sur les cotisations sociales. Les exploitants et employeurs de main-d’œuvre agricole peuvent ainsi demander un report de paiement des cotisations dues en 2026, sur une durée pouvant aller jusqu’à six mois. Ce report, sans condition particulière, doit être sollicité directement auprès de la caisse locale de la MSA.
Les exploitations les plus fragilisées par la hausse des charges énergétiques peuvent également demander une prise en charge exceptionnelle d’une partie de leurs cotisations sociales. Les dossiers doivent être déposés auprès de la MSA avant le 31 mai 2026, pour une validation annoncée durant l’été.
Enfin, un « Prêt Flash carburant » est mis en place avec Bpifrance afin de soutenir rapidement les trésoreries des petites entreprises agricoles les plus exposées à la hausse des carburants. Ce prêt, entièrement dématérialisé, peut atteindre 50 000 euros sur trois ans, avec un différé de remboursement du capital de douze mois et sans garantie demandée. Il s’adresse aux exploitations dont les dépenses de carburant représentent au moins 5 % du chiffre d’affaires.



