Largement reconnue par les organisations professionnelles agricoles départementales pour la qualité des formations qu’elle propose aux agriculteurs, et leur bonne adéquation avec leurs besoins, l’AFPASA tire un bilan positif de l’année 2024 à l’occasion de son assemblée générale.
« Cet automne, nous aurons un conseil d’administration électif, à l’occasion duquel nous élirons un nouveau président », déclare Philippe Auger, qui tire sa révérence après plus de 30 ans à la tête de l’organisme de formation départemental. Une carrière longue qui lui permet de prendre un peu de hauteur vis-à-vis de la formation continue des agriculteurs, de ses évolutions tant en termes de contenus que… de mode de financement. « Toutes les structures départementales n’ont pas survécu au retrait d’habilitation du fonds d’assurance-formation des exploitants, le FAFEA, au début des années 2000, dont la liquidation s’est soldée par d’importantes dettes impayées… qui se sont traduites par le dépôt de bilan de nombreuses AFPASA, telles que celle de la Saône-et-Loire », rappelle-t-il. « En Haute-Saône nous avons eu la chance de pouvoir rester indépendants, bien que très liés à la Chambre d’agriculture, dont nous partageons les locaux et une salariée, notre directrice actuelle. C’est à mon sens un avantage, car ça nous permet de garder de la souplesse, d’être très réactifs, pour mieux répondre aux besoins du terrain, aux évolutions des demandes des agriculteurs, bien plus que si nous étions un service à l’intérieur d’une chambre d’agriculture. »
MAEC Autonomie Fourragère
Dans le large éventail des formations dispensées en 2024 par l’organisme (74 sessions ayant bénéficié à 762 stagiaires, étalées sur 115 journées), les dirigeants avaient choisi de mettre un coup de projecteur sur celle destinée aux agriculteurs engagés dans la MAEC (mesure agro-environnementale et climatique) « autonomie fourragère », formation dont un des trois intervenants n’était autre que… Pierrick Tarin, conseiller aménagement, PAC, conditionnalité… à la Chambre d’agriculture de Haute-Saône ! « Le point de départ, c’est l’opportunité pour des éleveurs de s’engager dans des pratiques vertueuses, avec comme contrepartie des aides. Mais il y avait une demande forte des services de l’État de sécuriser l’utilisation de ces aides par une formation. Et de fait, trouver la bonne combinaison des différents leviers qui permettent de renforcer l’autonomie fourragère d’une exploitation – chargement, pourcentage de surface fourragère principale, quantités de concentré distribuées, fertilisation azotée, ensilage maïs… mérite de se pencher dessus pour y réfléchir. C’est ce que nous avons fait dans cette formation d’une journée. », témoigne le conseiller. Chacune des quatre sessions organisée en 2024 a réuni une petite quinzaine d’éleveurs, chez l’un d’entre-eux, pour des exercices pratiques sur des données réelles. « 91 % du chiffre d’affaires de l’AFPASA est issu de l’activité formation », révèle le rapport d’activité.
Préparer des installations viables
Autre gros chantier qui mobilise fortement l’AFPASA, avec deux conseillers dédiés, les parcours personnalisé préalables à l’installation, qui commencent par un entretien avec le « porteur de projet » candidat à l’installation, réalisé par un formateur AFPASA. Entretien qui servira de base pour élaborer le parcours préalable à l’installation… « En plus du stage collectif obligatoire, les principaux thèmes recommandés aux candidats en 2024 ont été pour 46 stagiaires ‘’appréhender la viabilité de son projet’’, ‘’les secrets d’une collaboration réussie au sein d’une entreprise agricole’’ pour 35 d’entre eux, ‘’installation et fiscalité agricole’’ pour 53... » détaille Delphine Fouchard, directrice de la structure.
La présentation des comptes met en lumière un budget bien équilibré, avec une hausse significative des prestations de formation, qui compense largement la hausse des charges de l’organisme, ce qui se traduit par un résultat positif de 23,4 k€.



