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Dégâts de gibier : les agriculteurs réclament des mesures fortes

Les saccages des sangliers viennent encore dégrader des bilans fourragers déjà très déficitaires du fait de la sécheresse sans précédent.
Les saccages des sangliers viennent encore dégrader des bilans fourragers déjà très déficitaires du fait de la sécheresse sans précédent.

Réunis le 17 septembre à Corravillers, une quarantaine d'agriculteurs du massif vosgien ont exprimé leur colère face à la multiplication des dégâts de sangliers sur les prairies et les cultures, dans un contexte déjà marqué par la sécheresse. À l'issue d'une réunion de la CDCFS restreinte, six propositions ont été formulées pour réduire les populations et améliorer l'indemnisation des préjudices. 

Cette réunion a rassemblé 40 agriculteurs en colère et très inquiets vis à vis de leurs stocks de fourrages, déjà mis à mal par la sécheresse persistante, et encore compromis par les   dégâts de sangliers. Deux représentants de la DDT participaient à cette réunion. Les échanges ont permis de constater que les dégâts de gibier sont présents sur l’ensemble du massif vosgien.

Une CDCFS restreinte s'est réunie en DDT ce 29 septembre 2026. À cette occasion, Arnaud Grandidier et Louis Wicky, présidents de la FDSEA et des JA, ont soumis plusieurs propositions seront présentées à la DDT et la Fédération des chasseurs afin de mettre en place des mesures permettant de réduire les populations de sangliers.

Les six propositions énoncées sont les suivantes :

  • La mise en place du piégeage des sangliers dans les zones non chassables, à l’aide de cages-pièges ;
  • La possibilité de réaliser des constats à l’aide de drones afin d’évaluer la présence et la surpopulation de sangliers sur certains secteurs et d’adapter les mesures en fonction des effectifs constatés ;
  • La mise en place d’un prix de 5 € pour les bracelets sangliers de moins de 20 kg ;
  • La fixation à 5 € du prix des bracelets supplémentaires achetés au-delà de l’attribution initiale ;
  • La mise en place d’un paiement pour les petites déclarations de dégâts.
  • Une meilleure gestion et utilisation de l’agrainage