Réunis le 31 janvier à la MFR de Combeaufontaine, les membres du Syndicat des éleveurs de chevaux de trait de Haute-Saône ont fait le point sur l’actualité de la filière, les obligations réglementaires et les prochains rendez-vous. Une assemblée générale marquée par la qualité des échanges...
Près d’une cinquantaine de participants ont répondu présent à l’assemblée générale annuelle du syndicat départemental, organisée dans un climat à la fois studieux et convivial. Autour de la présidente et du bureau, les éleveurs ont pu mesurer le chemin parcouru et se projeter dans une année 2026 qui s’annonce dense en événements. La présence de plusieurs invités institutionnels a donné un relief particulier à cette rencontre.
Partenaires mobilisés aux côtés des éleveurs
Trois intervenants ont pris la parole pour apporter leur éclairage sur l’évolution de la filière. Stéphane Dugois, représentant de l’Association nationale du cheval de trait comtois (ANCTC), a évoqué les perspectives économiques, notamment dans un contexte de marché de la viande chevaline en repli. Il a présenté un projet visant à développer la commercialisation en circuits de proximité, afin de faciliter l’accès à cette viande sans concurrencer les bouchers chevalins. Il a également rappelé la tenue prochaine de l’assemblée générale de l’ANCTC (association nationale du cheval de trait comtois), prévue le 8 février aux Salines d’Arc-et-Senans.
Jean-Claude Gay, vice-président du Conseil départemental, a salué l’engagement des éleveurs et le rôle structurant du syndicat dans la préservation de la race et du patrimoine agricole local. Sandrine Buisson, pour l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), a quant à elle apporté des précisions réglementaires utiles aux éleveurs, rappelant les obligations en matière de traçabilité et d’identification.
Un calendrier 2026 dense
Le syndicat a ensuite présenté son programme pour l’année à venir, avec par une forte présence sur les foires et concours régionaux et nationaux. Les éleveurs seront notamment présents à la foire de Gramont fin février, puis à celle de Saint-Loup fin mars. Une formation de printemps est également prévue, dont les modalités restent à définir. Le mois d’avril sera rythmé par les 50 ans de la ferme du lycée agricole de Port-sur-Saône, avant la participation à la Foire comtoise de Besançon en mai.
L’été verra le retour du concours de Jussey, également connu comme la Cavale comtoise, début août, suivi du Concours national des Traits comtois à Maîche en septembre. L’automne se poursuivra avec le concours de pointage et la revue des étalons à Combeaufontaine début octobre, avant la traditionnelle Sainte-Catherine et la finale de pointage fin novembre. Autant de rendez-vous qui traduisent le dynamisme du syndicat et sa volonté de valoriser le travail des éleveurs tout au long de l’année.
Le test de tempérament simplifié
Parmi les nouveautés annoncées, le concours de Jussey verra en 2026 l’introduction d’une nouvelle épreuve : le Test de Tempérament Simplifié (TTS), destiné aux pouliches d’un an. Ce test permettra d’évaluer leur comportement dans différentes situations, avec l’objectif de mieux apprécier leurs aptitudes et leur docilité. Une prime supplémentaire de 50 euros sera attribuée pour chaque pouliche participante, afin d’encourager les éleveurs à s’engager dans cette démarche.
Rappels réglementaires et vigilance sanitaire
Profitant de la tribune, Sandrine Buisson a rappelé plusieurs obligations réglementaires importantes pour les détenteurs d’équidés. Elle a insisté sur la réalisation systématique d’un contrôle de filiation ADN pour toutes les juments, ainsi que sur la déclaration à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) des numéros SIRE des chevaux présentés lors des rassemblements, accompagnée de leur carnet de vaccination. Le lieu de détention des équidés doit également être déclaré sur le site de l’IFCE.
Elle a enfin rappelé l’importance de vérifier, sur le carnet, le statut « destiné ou non à l’abattage » avant toute entrée en abattoir, achat ou vente, afin d’éviter tout litige. Des rappels jugés utiles par les éleveurs, dans un contexte où la traçabilité et la conformité réglementaire sont de plus en plus scrutées.



