Ressemblant à une mouche domestique, mais bien plus agressif, le stomoxe (Stomoxys calcitrans) est une mouche piqueuse capable de piquer plusieurs fois par jour pour se nourrir de sang. Particulièrement active en été, elle provoque une gêne importante chez les bovins, les chevaux et même les humains, avec un impact direct sur le bien-être et les performances zootechniques des animaux.
Le stomoxe, communément connu sous le nom de mouche charbonneuse, ne se contente pas de piquer : il peut aussi transmettre des maladies, comme la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie virale redoutée des bovins. Un foyer de DNC vient d’être confirmé en Savoie, rappelant l’importance de la surveillance de ce vecteur, aussi redoutable qu’oublié.
Le stomoxe se développe dans les litières humides, les tas de fumier, les zones mal drainées ou mal nettoyées. La prévention passe par une gestion rigoureuse des déjections et des aires d’élevage, ainsi que, si nécessaire, par des moyens de lutte mécanique ou chimique (pièges, pulvérisations ciblées). Repérer sa présence tôt, c’est limiter le risque sanitaire.
La mouche piquante est dangereuse à de multiples égards car elle transmet des maladies bactériennes et virales dues à des protozoaires (trypanosomes) et à des helminthes (des vers parasites). Parmi ces infections on peut citer la fièvre charbonneuse (ou charbon), la fièvre aphteuse, la peste porcine africaine, la fièvre de la Vallée du Rift, l’anémie infectieuse, des rickettsioses (anaplasmose bovine, fièvre Q…). Le stomoxe est également un hôte intermédiaire du nématode parasite Habronema microstoma (provoquant l’habronémose équine) ou encore du protozoaire Besnoitia besnoiti causant la besnoitiose bovine.



