Grâce à la Sicafome de Moulins-Engilbert, la station de Jalogny donne la possibilité aux acheteurs d’enchérir en ligne depuis 2020. Cette solution entre dans les mœurs des éleveurs et elle est une alternative pour les plus éloignés ou en cas d’empêchement.
Depuis 2020, la vente aux enchères des veaux de la station de Jalogny est ouverte aux enchères en ligne grâce aux services de la Sicafome de Moulins-Engilbert (58). Cette dernière assure la prestation de vente électronique pour la station saône-et-loirienne depuis bientôt une vingtaine d’années. Le marché au cadran de Moulins-Engilbert avait commencé à proposer des ventes aux enchères à l’extérieur dès 1995. À l’époque, c’était encore un système à fil, se souvient Martial Tardivon, directeur de la Sicafome. En 2008, l’arrivée des télécommandes (boitiers) a permis de déployer ce service avec un équipement mobile beaucoup plus léger. Cette activité a pris beaucoup d’ampleur pour la Sicafome qui anime aujourd’hui une vingtaine de ventes aux enchères par an un peu partout en France, en races bovines et ovines, et même dans le cadre du Sommet de l’Élevage ou au Salon de l'Agriculture à Paris.
Vente en ligne depuis 2020
À la fin des années 2010, la Sicafome demandait aux concepteurs de son système de vente électronique de développer une extension en mode de vente à distance. L’idée était de permettre à des acheteurs ne pouvant se déplacer d’enchérir en ligne. Le logiciel a été mis en service début 2020 et testé pour la première fois avec succès par les stations charolaises du Marault (58), de Jalogny, de Créancey (21) ainsi qu’au Gaec Gauthé (58)… « Le covid n’a fait que booster cette nouvelle possibilité et la vente à distance fonctionne aujourd’hui très bien », rapporte Martial Tardivon.
Entre temps, la société qui a mis au point le logiciel et qui équipait pour la vente électronique la quasi-totalité des marchés de France est devenue une SAS détenue par 12 de ces marchés. « Nous en sommes désormais maitres et cette société nous équipe et assure notre maintenance 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Cela nous permet de continuer de développer en commun nos outils », confie Martial Tardivon.
Une nouvelle plateforme en gestation
Ce collectif est sur le point de lancer une nouvelle plateforme pour la vente à distance. Dans cette nouvelle version, la vente aux enchères en ligne inclurait un système d’enchères en amont. La vente pourrait ainsi débuter (en ligne) les jours précédant la vente et se poursuivre le jour J. Cette évolution permettra d’élargir l’accès des acheteurs à la vente. Elle devrait être opérationnelle dans le courant de 2026, estime Martial Tardivon. D’autres améliorations devraient venir simplifier encore l’usage de la vente en ligne avec une plateforme unique et automatisée, complète-t-il.
Pour ne perdre aucun client
« Pour l’instant, les éleveurs privilégient encore de venir sur place et il ne faut pas perdre ce côté humain et festif d’une vente aux enchères. Mais la vente en ligne monte progressivement et elle est une solution pour pallier certaines contraintes ou empêchements, les ventes de station tombent en effet en pleine période de vêlage… Ce procédé est très utilisé par les étrangers : Irlandais, Portugais, Pays de l’Est… Certains éleveurs choisissent de se déplacer aux portes ouvertes de la station pour voir les animaux avant de réaliser leurs achats de chez eux. D’autres se servent des vidéos que le GIE met sur Internet et qui sont très bien faites. La vente en ligne est un outil indispensable pour ne perdre aucun client », conclut Martial Tardivon.



