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Sécheresse précoce : les stocks fourragers déjà sous pression

L'épisode caniculaire, associé à la sécheresse, a provoqué l'arrêt de la pousse de l'herbe. Crédit photo : AC
L'épisode caniculaire, associé à la sécheresse, a provoqué l'arrêt de la pousse de l'herbe. Crédit photo : AC

Avec une pousse de l’herbe désormais à l’arrêt (au-delà de 25°C ralentissement net, 30-32°C arrêt fonctionnel surtout si associé à un stress hydrique) la situation devient préoccupante pour de nombreux éleveurs qui puisent déjà dans leurs stocks de fourrages, alors que les quantités de foin récoltées en première coupe sont souvent estimées en deçà de la normale. Commencer à donner du foin aux vaches en juin était jusqu’à cette année absolument inédit.

L'épisode de chaleur actuellement en cours se ressent déjà dans les moyennes de températures observées sur les trente derniers jours. Cette chaleur précoce a des conséquences directes sur la ressource en eau : augmentation de l'évaporation, assèchement rapide des sols, diminution des débits des cours d'eau et accélération de la baisse des niveaux de nappe. Le début du mois de juin avait été marqué par des précipitations relativement favorables. Cette tendance s'est désormais interrompue.

Constat : des cumuls de pluie proches des normales ne suffisent pas à garantir une situation hydrologique favorable lorsque les épisodes de chaleur s'intensifient et que les précipitations s'interrompent brutalement.

La majorité des foins a été réalisée durant la fin de mois de mai avec des stades parfois un peu dépassés en raison de la précocité de l’année. Des secondes coupes également réalisées à la faveur de cette fenêtre chaude et sèche présentent de belles qualités. Les premiers retours font état de rendements hétérogènes.

Les maïs en stress hydrique

Les maïs destinés à l’ensilage ont pu être semés dans de très bonnes conditions, profiter pour leur levée des pluies puis de la chaleur pour atteindre un état très satisfaisant. Une certaine hétérogénéité est toujours présente dans les parcelles semées plus tardivement. Les fortes chaleurs de fin mai ont provoqué une avancée rapide des stades mais également une forte évapotranspiration. Dans les terres superficielles, la réserve utile des sols est entamée.