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La tique, parasite discret mais redoutable

Les jeunes agneaux parviennent à développer une immunité face aux tiques. CP : CIIRPO
Les jeunes agneaux parviennent à développer une immunité face aux tiques. CP : CIIRPO

Invisible ou presque, la tique n’en reste pas moins un parasite à surveiller de près dans les élevages ovins. Amatrice d’humidité, elle prolifère dans les zones boisées, les haies ou les prairies denses. Postée à l’affût sur un brin d’herbe ou une branche basse, elle attend le passage d’un hôte — brebis ou agneau — pour s’y accrocher.

Une fois sur l’animal, la tique migre vers les zones où la peau est fine et bien vascularisée, avant de s’y fixer pour un repas de sang qui peut durer jusqu’à 48 heures. Gorgée, elle se laisse ensuite tomber au sol pour poursuivre son cycle. Mais durant cette phase, elle peut transmettre plusieurs agents pathogènes.

Parmi les maladies en jeu figurent notamment la piroplasmose, l’ehrlichiose, l’anaplasmose, la fièvre Q ou encore la maladie de Lyme, autant d’affections susceptibles d’impacter la santé du troupeau et les performances zootechniques.

Face à ce risque, la prévention repose sur une approche globale. « Il est conseillé d’exposer les jeunes animaux aux tiques afin qu’ils développent une immunité sans exprimer de signes cliniques », souligne Delphine Daniel, vétérinaire à l’Alliance Pastorale. Une stratégie qui suppose un suivi attentif.

L’état sanitaire général du troupeau joue également un rôle. Une bonne gestion du parasitisme interne, associée à une complémentation minérale adaptée, contribue à limiter l’attractivité des animaux pour les tiques, ces dernières ayant tendance à cibler les individus les plus fragilisés.

Les activités du CIIRPO sont financées par l’Union Européenne et les conseils régionaux Nouvelle-Aquitaine et Région Centre-Val de Loire