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Flushing : une stratégie alimentaire ciblée pour les brebis maigres

La suralimentation stimule la fertilité des brebis... maigres ! Crédit photo : CIIRPO
La suralimentation stimule la fertilité des brebis... maigres ! Crédit photo : CIIRPO

Le flushing, cette technique de suralimentation qui stimule la fertilité des brebis, est-il utile pour tout votre troupeau ? Découvrez pourquoi il ne profite réellement qu’aux animaux maigres… et comment éviter des dépenses inutiles !

Le flushing est une pratique consistant à augmenter l’apport énergétique des brebis avant la reproduction, un levier bien connu pour améliorer les performances de reproduction. Mais attention : son efficacité dépend étroitement de l’état corporel des animaux.

Les effets du flushing

Cette suralimentation temporaire agit sur trois leviers :  

  1. Augmentation du taux d’ovulation (passant en moyenne de 2 à 2,5 ovules par cycle).  
  2. Amélioration du taux de fécondation des ovules émis.  
  3. Réduction des pertes embryonnaires précoces.  

À qui s’adresse-t-il vraiment ?

  • Brebis maigres (note < 3/5) : Bénéfice maximal (+15 à 20% de prolificité).  
  • Brebis en bon état (note ≥ 3/5) : Peu d’impact sur la fertilité ou la prolificité.  

Pour les brebis déjà bien grasses, le flushing ne justifie pas son coût. Mieux vaut maintenir leur état que chercher à les engraisser davantage

Conseils pratiques :  

  • Évaluer l’état corporel avant la lutte (échelle 0-5).  
  • Cibler les animaux maigres : Complémentation énergétique 3 semaines avant et pendant la lutte.  
  • Maintenir l’état des brebis grasses : Éviter toute perte de poids durant la reproduction.