L’eau d’abreuvement, premier aliment des brebis (et des vaches) en volume, peut être à l’origine de transmission de virus ou bactéries. Elle doit répondre à des recommandations (et non à des normes) sous peine de générer des problèmes de reproduction, de mortalité. D'où l'importance de la faire analyser régulièrement pour vérifier sa qualité sanitaire.
Une analyse d’eau vise en premier lieu à évaluer sa qualité bactériologique qui peut être impactante pour la santé des animaux. En effet, les modes de contamination possibles de l’eau sont nombreux. Par exemple, les eaux souterraines sont susceptibles d’être polluées par les eaux superficielles, riches en micro-organismes de décomposition de la matière organique, dont des pathogènes notoires. Les puits et forages peuvent également être souillés parce qu’ils sont trop proches de sources de pollution éventuelles : tas de fumier, bâtiments d’élevage, etc…. Une analyse bactériologique d’eau consiste à mesurer les concentrations de certaines bactéries indicatrices de contamination : Escherichia Coli, entérocoques… Il est indispensable de contacter le laboratoire qui indique la marche à suivre pour le prélèvement d’eau et son acheminement. Il fournit également les flacons de prélèvement. Romain Salles d’Idele indique que « le laboratoire ne fournit pas d’interprétation de l’analyse ou bien celles se rapportant aux normes humaines. Il est donc proposé de retenir les risques de présence d’agents pathogènes diffusés par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ».
Pour en savoir plus, une journée technique est organisée le 17 septembre 2026 au CIIRPO, sur le site du Mourier (87). Vous trouverez le programme sur idele.fr/ciirpo. Pour vous inscrire : laurence.sagot@idele.fr.



