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25 avril à Port/Saône : un comice pour célébrer l’élevage et rassembler

Moments de convivialité et d’émotion partagés entre éleveurs, les comices sont aussi un lieu de transmission de la passion de l’élevage... Crédit photo : A.Coronel
Moments de convivialité et d’émotion partagés entre éleveurs, les comices sont aussi un lieu de transmission de la passion de l’élevage... Crédit photo : A.Coronel

À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’exploitation du lycée agricole de Port-sur-Saône, le Centre d’élevage de Scey-sur-Saône organise un comice samedi 25 avril. Son président, Étienne Tonnot, éleveur à Mailley, en présente les enjeux. Interview.

Pourquoi avoir relancé l’idée d’un comice cette année ?

Cela fait déjà quelques années qu’on en parlait au Centre d’élevage. Et puis il y a eu cette réunion avec le lycée agricole, dont l’élevage de montbéliardes fait partie du centre, qui nous a annoncé le projet de fêter les 50 ans de l’exploitation. On s’est dit que c’était l’occasion idéale pour organiser un comice avec plus d’impact, plutôt que de faire ça seuls. Ça permet d’avoir un public plus large, et c’est aussi avantageux pour la ferme du lycée : le comice va amener de l’animation, de la convivialité.

Concrètement, comment va se dérouler le concours ?

Le concours aura lieu samedi matin, de 9 h à 13 h environ. Il sera jugé par Aymeric Jacquin, un juge jurassien, assisté d’un ring man de son choix. On commencera par le classement des sections, puis on terminera par le meilleur lot d’élevage. C’est un challenge où il faut présenter trois animaux du même élevage, les plus homogènes possible. Avec huit ou neuf lots sur le ring, ça promet un beau moment. On a choisi des lots de trois pour ouvrir la participation du plus grand nombre.

Au-delà du concours, quel est l’objectif principal ?

Notre première motivation, c’est la convivialité, le lien social entre éleveurs, et plus largement avec le grand public. On va passer un bon week-end ! Bien sûr, il y a aussi l’intérêt technique : c’est une confrontation qui permet à chacun de voir où il en est. On a l’habitude de se comparer sur les performances laitières, là c’est sur la morphologie. Ça donne des repères et des marges de progrès.

L’organisation a-t-elle été simple à mettre en place ?

On a travaillé en partenariat étroit avec l’exploitation du lycée, notamment avec son responsable Mickaël Grevillot, et avec les étudiants de BTS ACSE qui ont fait un gros travail, en particulier sur les sponsors et la communication. Compte tenu des incertitudes sanitaires, on n’a pas engagé de dépenses avant fin mars. On a accepté le risque d’annulation. Mais là, ça se précise : chapiteau, plaques, tee-shirts… on a de bonnes raisons d’y croire.

Quel public attendez-vous ?

Quinze élevages participeront, dont huit du secteur de Scey, avec 115 femelles inscrites — environ 80 devraient être présentes. On attend aussi beaucoup de monde autour du ring, probablement plusieurs centaines de personnes. Et au-delà des éleveurs participants, tous les collègues sont sollicités pour donner un coup de main : montage et démontage des stalles, tenir la buvette… On a besoin de toutes les bonnes volontés.

La jeunesse sera-t-elle au rendez-vous ?

Oui, et c’est essentiel pour nous. La JET 70 s’est mobilisée pour aider deux élevages à préparer leurs animaux, et il y aura un concours de jeunes meneurs organisé par les BTS. Les concours permettent de créer un lien différent avec les animaux, en dehors du travail quotidien. Même si ça prend du temps, la préparation — dressage, marche, tonte — pour sa mise en valeur est gratifiante. Ça fait partie du plaisir d’être éleveur et ça donne envie de continuer.