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Sangliers : agir rapidement pour protéger les semis de printemps

Les semis de maïs sont vulnérables aux attaques de ravageurs : corvidés et sangliers raffolent des graines et des plantules...
Les semis de maïs sont vulnérables aux attaques de ravageurs : corvidés et sangliers raffolent des graines et des plantules...

En Haute-Saône, les dégâts de sangliers sur les cultures de printemps se multiplient chaque année. Maïs, tournesol, soja, prairies récemment semées… aucune parcelle n’est épargnée en avril et mai. À ce stade, quelques nuits suffisent pour compromettre une levée et mettre en difficulté toute une campagne.

Face à cette pression croissante, la réactivité est essentielle. Dès les premiers dégâts constatés – ou même en prévention – les agriculteurs doivent se rapprocher sans attendre du président de l’ACCA de leur commune ou du responsable de la chasse privée concernée. Ce sont eux qui peuvent organiser l’intervention des chasseurs directement sur les parcelles.

Ce dispositif de tir vient en complément des moyens de protection déjà en place (clôture), souvent insuffisants face à l’intensité des passages.

Mais attention : en avril et mai, le tir du sanglier est strictement encadré. Il ne peut être réalisé que sur autorisation préfectorale, demandée par le responsable du territoire de chasse. Une fois accordée, cette autorisation impose des règles précises : tir à poste fixe sur la parcelle ou à proximité immédiate (20 mètres maximum), à plus de 150 mètres des habitations, uniquement de jour (de 1 heure avant le lever du soleil à 1 heure après son coucher). Seuls les chasseurs habilités, titulaires d’un permis valide, peuvent intervenir. Chaque animal prélevé doit être identifié avec un bracelet de la saison 2025/2026.

Si aucune action n’est engagée par le détenteur du droit de chasse, les exploitants peuvent saisir la Direction Départementale des Territoires (DDT). Celle -ci pourra mobiliser un lieutenant de louveterie.

Ce dispositif spécifique vise les parcelles semées au printemps et s’applique uniquement sur les mois d’avril et mai. À partir du 1er juin, le tir d’été prend le relais pour poursuivre la régulation sur l’ensemble du territoire.

Dans un contexte où les populations de sangliers restent élevées, la coordination entre agriculteurs et chasseurs est plus que jamais indispensable. Anticiper, signaler et intervenir rapidement restent les clés pour limiter les pertes.