Le reliquat azoté en sortie d’hiver (RSH) est un élément central du bilan prévisionnel d’azote. Il correspond à la quantité d’azote minéral présente dans le sol avant les premiers apports, issue à la fois de la culture précédente, de la minéralisation du sol, de la consommation par les couverts et du drainage hivernal.
« Connaître le RSH permet d’ajuster au plus juste la dose totale d’azote à apporter », rappellent les ingénieurs d’Arvalis. Dans un contexte de prix élevés des engrais, cette mesure est un levier direct d’efficience économique et environnementale. Le coût de cette analyse de terre, service proposé par plusieurs organisations professionnelles agricoles et des laboratoires, varie selon les paramètres mesurés dans une fourchette de prix de 50 à 100 €.
Comment réaliser une mesure fiable ?
Le prélèvement doit être effectué dans une zone homogène de la parcelle, sur un cercle de 20 à 30 mètres de diamètre, ou le long d’une diagonale si la parcelle est homogène. Il faut au minimum 14 carottages pour constituer un échantillon représentatif.
L’idéal est de prélever sur toute la profondeur d’enracinement de la culture, par horizons de 30 cm (0-30, 30-60, 60-90 cm…). Les carottes de chaque horizon sont soigneusement mélangées pour constituer un échantillon « moyen ». Un sachet est rempli par horizon et conservé au froid.
Les échantillons doivent être envoyés rapidement au laboratoire : soit réfrigérés (4 °C) dans les 2 à 3 jours suivant le prélèvement, soit congelés (-18 °C) pour un envoi différé (jusqu’à 2 à 3 semaines).
Les prélèvements doivent être réalisés le plus tard possible, tout en disposant des résultats avant le premier apport d’azote de sortie d’hiver. C’est à ce moment-là que la mesure est la plus utile pour raisonner finement la stratégie de fertilisation.



