Après une année 2024 marquée par les excès de pluies, les maraîchères et maraîchers bio de Haute‑Saône ont abordé 2025 avec prudence, mais aussi avec un réel souffle d’optimisme. Réunis le 13 janvier à Vesoul pour leur traditionnel bilan de campagne, les 24 participants (représentant 18 fermes du département) ont dressé le tableau d’une saison contrastée mais encourageante.
Si l’on devait résumer 2025 en un mot, ce serait “hétérogène”. Le printemps a permis de bonnes mises en culture, et de nombreuses séries ont atteint une productivité très satisfaisante, bien meilleure qu’en 2024. Pourtant, la canicule de juin suivie des pluies de juillet a mis à mal certaines cultures, notamment les légumes d’été (aubergines, poivrons, tomates, haricots).
Des maladies de sol, comme le Pythium, ont éprouvé les plantations dans les sols encore trop froids. Les ravageurs (pucerons, altises, lygus, et même les courtilières en apparition) n’ont pas facilité la saison. Certains secteurs, notamment la vallée de la Saône, ont été frappés par des orages estivaux violents, causant des dégâts parfois importants sur quelques fermes.
Sur le plan économique, la majorité des fermes affichent une amélioration, mais la commercialisation reste un défi majeur. La fréquentation des marchés, paniers et AMAP diminue, et attirer de nouveaux consommateurs (jeunes adultes, familles) devient un enjeu central.
Renouer le contact avec les services de l’état
La rencontre menée en 2024 avec la DDT, la Région, la DRAAF et le Département avait permis de remettre en lumière le métier de maraîcher bio et d’obtenir des exonérations de charges via la MSA. En février 2026, une nouvelle réunion avec ces mêmes services est prévue, afin de continuer à faire remonter les enjeux du terrain et d’affirmer l’importance du maraîchage biologique local.
C’est parti pour 2026 !
Des échanges collectifs lors de journée technique à thèmes (légumes de garde, maitrise de l’irrigation, témoignages et visites de fermes, etc.) accompagneront cette nouvelle campagne.
De nombreux producteurs et productrices portent aujourd’hui de nouveaux projets (qu’il s’agisse d’agrandir, de se mécaniser ou d’adopter de nouvelles pratiques). Chacun avance à son rythme, en cherchant des solutions adaptées à son contexte pour faire face aux enjeux présents et à venir. L’arrivée de nouveaux installés montre également que la dynamique reste vive. Une belle énergie collective !



